Petit et Méchant de Blaise Gauquelin
ISBN : 978-2-35346-017-5
septembre 2007 - 256 pages (broché) - 17,5 €

- premier roman -


La presse en a parlé :
« Il y a des livres qui, tout matérialiste et cynique que l'on puisse être, vous donnent l'impression de vous être destinés. Petit et méchant, premier roman de Blaise Gauquelin, et premier roman de « rentrée littéraire » de la jeune et prometteuse maison d'édition l'Altiplano, est de ceux-là. »
Chronic'art (septembre 2007)

« Dans un schéma maintenant devenu classique d’un malfaisant parmi d’autres personnages peu reluisants et encore d’autres plus insupportables, Gauquelin offre avec beaucoup d’habileté un beau texte sarcastique. »

The Fake (janvier 2008)


« Récit d'anticipation? Roman futuriste? Blaise Gauquelin détient la plus fourchue des plumes et la guide sans détours dans les noirs recoins de nos sociétés. (...) Satirique, [Petit et Méchant] est de salubrité publique. »
Le Matricule des Anges (octobre 2008)


Texte de 4e de couverture :
Deux minutes avant le générique de lancement de la soirée électorale, les invités se regroupent face au poste à mauvaises nouvelles. Debout, prête à bondir en direction de la cuisine à la moindre requête, Vera puise nerveusement et régulièrement dans sa coupe. La snob parle et l’on voit soudain apparaître le visage du nouveau chancelier. Il est très mat. « O mein Gott », crie une invitée en plaçant une main potelée devant sa bouche. Élu au premier tour, le président du parti Ö – Ö comme Österreich – entre dans l’histoire avec cinquante et un pour cent des voix. « Vive le bronzé ! Vive Branau ! Vive le Schmarotzer  ! Le pique-assiette ! Le parasite ! » Les trois autres candidats restent genou à terre. Vera se laisse retomber sur le canapé et j’ai envie de manger des barres chocolatées.

L'ouvrage :
Balthazar est né du côté des gens qui font le travail à la place des autres. Il vit dans l’ombre des beaux et des riches et ne s’en plaint pas trop. Quand il n’écrit pas les textes que ceux d’en haut récitent à l’écran, il met son corps à leur disposition.
Jusqu’au jour où Balthazar commet l’irréparable : le meurtre d’un « grand ». Sa vie bascule et le voilà fuyard dans un pays étranger.
Il ne va cependant pas y trouver la tranquillité souhaitée. L’ Autriche, où il atterrit par hasard, est en plein bouleversement politique : une dictature populiste se met en place.
Balthazar s’accommodera de cette situation comme des précédentes. Mais sa lâcheté permanente finit par le rattraper. Car quand on tue un « grand », on doit s’attendre à un retour de bâton.


L'auteur :
Blaise Gauquelin est né à Lyon en 1980. Journaliste pour la radio publique autrichienne ORF et correspondant pour Radio France et RFI, il vit à Vienne.
Petit et Méchant est son premier roman.


Argumentaire :
Autrefois, le tiers état était représenté à quatre pattes, portant sur son dos le clergé et la noblesse. Aujourd’hui, dans la même position, il s’agit de lécher les culs afin que tout aille pour le mieux. Le protagoniste du roman l’a bien compris.
Les scènes de sexe sont crues. Pourtant, ce n’est pas leur précision qui les rend repoussantes, mais les situations de domination sociale qu’elles peuvent symboliser. Loin de se vouloir le propos essentiel de l’ouvrage, elles n’en constituent pas moins le permanent décor.
Petit et Méchant, c’est surtout l’observation du pouvoir par le bas. À travers le regard d’un anti-héros, désabusé, cynique et profiteur, mais affûté sur ce qui l’entoure, on suit le glissement étonnamment facile d’un État démocratique vers un État dictatorial.
Cependant Petit et Méchant n’est pas particulièrement ancré dans un pays : l’ Autriche n’est ici que le prétexte au récit d’une mauvaise fable universelle.