« Mort à la démocratie » de Léon de Mattis
ISBN : 978-2-35346-002-1
février 2007 - 128 pages (broché) - 7 €

- essai politique -


La presse en a parlé :

:: Écoutez l'intervention de Léon de Mattis sur France Culture ::
(mars 2008)

« Dans son essai, Léon de Mattis va au-delà du faux débat qui se résumé à un « élections pièges à cons ». C’est le principe même de la démocratie qui est ici attaqué. »
CQFD (avril 2007)

« Le livre noir à couverture violette de la démocratie capitalo-parlementariste en forme de critique sensible et théorique de ses fondements, de ses échecs, voire de son impossibilité pratique. (…) Le lecteur jugera sur pièce, mais dans la critique volontairement "externe" au système qu'il propose, l'ouvrage de Léon de Mattis pose problème. Et n'est-ce pas le propre des bons livres que de poser problème et de résister à l'évidence de la doxa ? »
Fnac.com (mars 2007)

Texte de 4e de couverture :
L'auteur, autrefois candidat d’un grand parti à une élection, aura tiré de cette expérience les leçons qui s’imposent : il ne prendra plus jamais part à aucun scrutin, de quelque nature qu’il soit.
Dans ce bref essai, il nous explique pourquoi.

« Mort à la démocratie » : ce slogan, tagué sur les murs de l’École des hautes études en sciences sociales de Paris (EHESS) durant le mouvement contre le CPE, a été pris par la majorité des médias comme la preuve de la folie irresponsable de ceux qui occupaient les lieux. C’était toucher là à un tabou. La démocratie, comme le capitalisme d’ailleurs, est devenue l’horizon indépassable de notre époque. Tout discours qui tendrait à la remettre en cause est disqualifié d’avance : on ne veut tout simplement même plus l’entendre.
La démocratie, pourtant, a surtout fait jusqu’à présent la preuve de son échec. Le monde qu’elle domine est toujours un monde de soumission, de privations et de pauvreté. Le droit de vote est censé assumer à lui seul l’expression de la volonté populaire : mais croit-on encore que quoi que ce soit puisse changer grâce à des élections ?
Léon de Mattis


L'ouvrage :
« Mort à la démocratie » se présente en trois parties bien distinctes.
La première, « Post-scriptum au scrutin municipal de 1989 », est autobiographique : elle nous fait vivre la campagne électorale d’un grand parti politique français pour les municipales de 1989 à travers les yeux d’un candidat à ces élections. La seconde, intitulée « élections piège à cons » en souvenir du slogan de 1968, explore plus particulièrement la question du vote comme dispositif de stérilisation sociale. La troisième et dernière, qui reprend le titre de l’ouvrage, « Mort à la démocratie », s’achève sur un certain nombre de critiques de fond que l’on peut adresser à ce régime politique.
Ces trois parties se complètent en se renvoyant l’une à l’autre par un jeu d’arguments et de démonstrations complémentaires.

L'auteur :
Léon de Mattis n’était pas anarchiste à vingt ans. Engagé dans un parti de gauche, allant jusqu’à se présenter sur une liste de candidats aux élections municipales, il a tiré de ce triste passé de citoyen exemplaire une conviction jamais démentie : les élections sont un piège à cons et la démocratie est l’ennemie de la liberté. Léon de Mattis n’a plus pris part à aucune élection, comme candidat ou comme électeur, depuis 1989.

Argumentaire :
« Mort à la démocratie » est un livre comme il ne s’en écrit plus dans une époque craintive. Les pamphlets ont disparu du paysage éditorial français. Il ne sort que des essais qui reprennent servilement les plus plats raisonnements du pouvoir, et ce sont ces livres les plus conservateurs que le marketing essaie de nous présenter comme « iconoclastes » ou « dérangeants ».
À cette dénonciation réactionnaire de la « pensée 68 », « Mort à la démocratie » répond en associant une inscription murale du dernier mouvement contre le CPE au fameux slogan de Mai : « élections piège à cons ». La critique serrée et argumentée des différents modes de scrutin, des campagnes en faveur de l’inscription sur les listes électorales ou des fondements théoriques mêmes de la démocratie – comme la fiction du « contrat social » – apparaîtra aux yeux des défenseurs de l’ordre et de la loi comme un véritable scandale : mais c’est la vérité qui est toujours scandaleuse.
Il ne s’agit pas de n’être que polémique. « Mort à la démocratie » entend montrer que la soumission à l’État et la passivité entretenues par les dispositifs démocratiques ne sont pas une fatalité, et qu’une dénonciation anti-hiérarchique et anti-autoritaire de la démocratie est devenue une nécessité.