La Crise de la social-démocratie
de Rosa Luxemburg
ISBN : 978-2-35346-033-5
en 2009 - 296 pages (broché) - 9 €

- essai d'histoire politique -



Texte de 4e de couverture :
La guerre mondiale ne sert ni la défense nationale ni les intérêts économiques ou politiques des masses populaires quelles qu’elles soient, c’est uniquement un produit de rivalités impérialistes entre les classes capitalistes de différents pays pour la suprématie mondiale. (...) Les intérêts nationaux ne sont qu’une mystification. (...)
La paix mondiale ne peut être préservée par des plans utopiques ou foncièrement réactionnaires, tels que des tribunaux internationaux de diplomates capitalistes, des « alliances politiques européennes » (...). On ne pourra pas éliminer ou même enrayer l’impérialisme, le militarisme et la guerre aussi longtemps que les classes capitalistes exerceront leur domination de classe de manière incontestée. Le seul moyen de leur résister avec succès et de préserver la paix mondiale, c’est la capacité d’action politique du prolétariat international et sa volonté révolutionnaire de jeter son poids dans la balance.


L'ouvrage :
La Crise de la social-démocratie, également appelée « brochure de Junius », a été écrite en prison en 1915. Cette édition se base sur la traduction de l’allemand effectuée par Raymond Renaud en 1934, partiellement revue par nos soins.
Notre correction majeure est d’avoir remplacé le terme d’origine « démocratie socialiste » par le terme « social-démocratie », ainsi que l’ensemble de ses dérivés, afin que le lecteur puisse mieux comprendre de quoi il s’agit.

L'auteure :
Fille de commerçants juifs, Rosa Luxemburg naît en 1871 à Zamosc en Pologne. Théoricienne marxiste, son activité militante au sein du parti socialiste révolutionnaire « Prolétariat », menée en parallèle de ses études au lycée de Varsovie, l’oblige à s’exiler en Suisse très jeune. Elle poursuit à Zurich des études d’économie politique, lance le journal La Cause ouvrière et cofonde le Parti social-démocrate du royaume de Pologne.
Naturalisée allemande, elle s’installe en Allemagne en 1898 et s’engage au Parti socialdémocrate. Elle rejoint également la Deuxième Internationale, où elle anime l’aile gauche marxiste, s’opposant aux tendances réformistes de Bernstein ou Millerand.
Lorsque la Révolution éclate en Russie, Luxemburg regagne la Pologne pour participer à l’élan insurrectionnel. Arrêtée, elle manque d’être exécutée. De retour en Allemagne en 1906, ses prises de position antimilitaristes lui valent deux nouvelles arrestations et plusieurs séjours en prison. C’est la révolution allemande qui la délivre en 1918.
Exclue du SPD, elle s’investit alors clandestinement dans l’organisation du mouvement révolutionnaire spartakiste qui se déclenche le 5 janvier 1919. Cependant l’insurrection échoue et subit une sanglante répression de la part des sociaux-démocrates nouvellement à la tête du pouvoir. Rosa Luxemburg est alors arrêtée, avant d’être exécutée le 15 janvier.