La Commune
de Pierre Kropotkine
(suivie de La Commune de Paris)
ISBN : 978-2-35346-023-6
mars 2008 - 80 pages (broché) - 3 €

- essais d'histoire politique -



Texte de 4e de couverture :
La Commune du XIXe siècle, forte de son expérience, fera mieux. Elle sera commune autrement que par le nom. Elle ne sera pas uniquement communaliste, elle sera communiste, révolutionnaire en politique, elle le sera aussi dans les questions de production et d’échange. Elle ne supprimera pas l’État pour le reconstituer, et bien des communes sauront prêcher d’exemple, en abolissant le gouvernement de procuration, en se gardant de confier leur souveraineté aux hasards du scrutin.

L'ouvrage :
La Commune et La Commune de Paris sont parues dans les années 1880-1882 dans le journal Le Révolté, fondé par l’auteur. Elles ont été publiées pour la première fois sous forme de recueil en 1895, sous le titre Paroles d’un révolté.

L'auteur :

Issu d’une famille aristocrate, Pierre Kropotkine (Piotr Alekseïevitch Kropotkine) naît en 1842 à Moscou. Il intègre l’armée en 1857 en Sibérie pour la quitter dix ans plus tard, et suit alors des études scientifiques à Saint-Pétersbourg. Il appartient en 1872 à la fédération jurassienne de la Première Internationale et entame une activité militante clandestine, tentant de propager les idées anarchistes et de préparer la révolution. Arrêté en 1874, il s’exile, suite à son évasion, en Angleterre puis en Suisse.
En 1879, Kropotkine fonde à Genève le journal Le Révolté. Il est arrêté une nouvelle fois en 1882 à la suite de l’attentat de Lyon. Amnistié en 1886, il doit s’exiler en Angleterre et y séjournera pendant trente ans.
Il reprend dans la lignée de Bakounine les grands thèmes de la révolte anarchiste et, souhaitant fonder un anarchisme scientifique, il opte pour un communisme anarchiste.
Il est qualifié d’« anarchiste de gouvernement » par ses anciens amis lorsqu’il signe en 1916 le Manifeste des 16 qui prend parti pour la guerre aux côtés des Alliés. De retour en Russie après février 1917, il est d’abord favorable à la prise de pouvoir par les bolcheviks. Cependant, s’inquiétant des tendances autoritaires du nouveau gouvernement, il refuse l’année suivante un poste de ministre et adopte une attitude très critique vis-à-vis du régime de Lénine. Il meurt en 1921 à Dmitrov, près de Moscou.