Le droit à la paresse de Paul Lafargue
ISBN : 978-2-35346-018-2
octobre 2007 - 76 pages (broché) - 5 €

- essai politique -


La presse en a parlé :
« On s'en voudrait de ne pas signaler le remarquable travail des éditions L'Altiplano, qui rééditent des classiques de philosophie sociale dans une toute petite collection de poche. »
Politis (décembre 2007)

Texte de 4e de couverture :

Une étrange folie possède les classes ouvrières des nations où règne la civilisation capitaliste. Cette folie traîne à sa suite des misères individuelles et sociales qui, depuis des siècles, torturent la triste humanité. Cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail, poussée jusqu’à l’épuisement des forces vitales de l’individu et de sa progéniture. Au lieu de réagir contre cette aberration mentale, les prêtres, les économistes, les moralistes, ont sacro-sanctifié le travail. Hommes aveugles et bornés, ils ont voulu être plus sages que leur Dieu ; hommes faibles et méprisables, ils ont voulu réhabiliter ce que leur Dieu avait maudit. Moi, qui ne professe d’être chrétien, économe et moral, j’en appelle de leur jugement à celui de leur Dieu ; des prédications de leur morale religieuse, économique, libre penseuse, aux épouvantables conséquences du travail dans la société capitaliste.


L'ouvrage :
Le Droit à la paresse a été publié pour la première fois sous forme de feuilleton en 1881.

L'auteur :
Paul Lafargue naît en 1842 à Santiago de Cuba.
Exclu de la faculté de médecine de Paris au cours de ses études, il s’exile à Londres, où il rencontre Friedrich Engels et Karl Marx. Il épousera la fille de ce dernier, Laura, malgré la méfiance que Marx avait à son encontre, notamment à cause de son influence proudhonienne.
De retour en France, il devient membre de la Première Internationale puis participe à la Commune de Paris en 1871. Pendant son séjour en Espagne, il contribue à la fondation du Parti socialiste ouvrier espagnol. En 1880, il crée avec Jules Guesde le Parti ouvrier français et collabore à diverses revues, dont Le Socialiste.
Malgré plusieurs incarcérations pour avoir pris part à des conférences et manifestations interdites par l’État français, il est élu deux fois député de Lille.
Il meurt en 1911 à Draveil, en Seine-et-Oise.